Corno


Technique: Techniques mixtes

Johanne Corneau est née à Chicoutimi en 1952.

Après sa formation aux beaux-arts à l'Université du Québec à Montréal, Corno entreprend de faire carrière en peinture. La galerie montréalaise Clarence Gagnon décide de la prendre sous son aile peu de temps après sa graduation.

Vers la fin des années 80, elle devient la chérie des collectionneurs montréalais et ses œuvres comptent parmi les créations québécoises les plus recherchées. Sa réputation s'étend alors au reste du Canada et elle expose à Toronto, Ottawa, Calgary et Vancouver. Elle présente quelques œuvres au Pavillon du Québec à Vancouver lors de l'Expo 86, ce qui contribue largement à son essor. À cette époque, elle est représentée par la Galerie Yves Laroche et se trouve déjà parmi les artistes les plus respectés au pays.

Son succès grandissant la stimule à percer le marché étasunien. C’est ainsi qu’elle fait son entrée sur la scène des arts visuels de Boston à la Morgan Gallery, puis à l’Université de San Diego, mais c’est la ville de New York qui l’interpelle le plus. Corno y emménage y en 1992. Elle participe d’abord à des expositions collectives et à bon nombre d'événements artistiques.

Suivant les traces de Georgia O'Keefe et Salvador Dali, elle expose par la suite chez Steuben Glass Gallery sur Madison Avenue à New York. Tout lui indique que le meilleur est à venir.

Le nouveau millénaire amène Corno à la Galerie Opéra à Soho qui commence à la représenter avec enthousiasme. Quelques années suffisent à cette galerie de renom pour propulser l’artiste en tête de liste de ses artistes les plus convoités. Par la suite, Les oeuvres de Corno se retrouvent en permanence à New York, Londres, Paris, Venise, Monaco, Hong Kong, Singapour, Séoul et Dubai.

Le succès international de Corno est enviable. Son style nouvel expressionisme qui marie fins détails figuratifs et gestuelle explosive trouve résonance auprès d’une clientèle de collectionneurs qui ne cesse de se renouveler : les générations se succédant les unes aux autres. On peut attribuer ce fort enthousiasme pour ses créations aux jeux de couleurs qu’elle crée avec brio alliés à ses textures appliquées avec de généreux coups de pinceaux qui attirent énormément le regard.

Bien que New-York soit pour Corno une source d’inspiration intarissable, son port d’attache émotionnel et symbolique demeure le Québec, plus particulièrement Montréal. Pas étonnant qu’elle présente son travail dans la métropole à un rythme régulier. Chaque exposition, plus intéressante que la précédente, laisse peu de répit à l’artiste toujours en quête de sommets à gravir. C’est le cas en 2015 où elle présente l’événement mémorable Corno Peinture en direct à la Galerie AKA. Profitant de la présence de quelques modèles masculins présents pour la soirée, Corno peint leurs torses devant une foule de 300 admirateurs qui attendent ce moment depuis des lunes. Osée et un brin provocatrice, cette soirée de levée de fonds pour la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont s’avère un succès retentissant. Un don d’environ 20 000 $ est alors remis à la Fondation sous l’oeil approbateur de Dominique Michel à ce moment porte-parole. D’autres vedettes telles que Diane Dufresne, Geneviève Borne, Patsy Gallant, André Sauvé, Guy Corneau (frère de l’artiste) et Guy Édouin prennent aussi part à l’évènement. Les journalistes interviewent Corno en rafale. Parmi ces chroniqueurs, on retrouve Pénélope McQuade pour son émission éponyme, Josélito Michaud, Benoit Dutrizac, et plusieurs autres aux antennes télé et radio TVA, LCN, Ici RDI, Global TV, Radio 9, 98,5 fm, NRJ, Rouge fm et CIBL.

Corno décède en 2016 à l’aĝe de 64 ans.