Publié le 14 février 2026
Écrit par Vincent Beauchamp
Cette semaine, un ami de la famille, le peintre André Latulippe, est décédé. Il faut savoir qu'avant même que la galerie existe, André était là. En fait, à chaque fois qu'il voyait mon père au chalet, il revenait à la charge auprès de celui-ci avec la même idée : "Il faut que tu ouvres ta galerie, et je veux en faire partie." Cette insistance amicale, cette foi inébranlable, c'est ce qui a tout déclenché. André n'a pas juste été notre premier artiste, il a été la raison pour laquelle tout a commencé.
Près de trente-trois ans plus tard, André était toujours avec nous. Ces dernières années, sa santé a été mise à dure épreuve, mais, jamais au grand jamais, André n'aura perdu son sourire, son fin sens de l'humour et son amour pour les jeux de mots. André avait cette élégance de savoir comment faire sentir son interlocuteur comme étant la personne la plus importante au monde.
Dès que j'ai appris la nouvelle, je me suis empressé de téléphoner à sa femme, Madeleine. Alors que je la téléphonais pour offrir mes sympathies et du réconfort, Madeleine se voulait rassurante en me disant qu'André a eu la chance de voir toute sa famille avant de les quitter, de nous quitter. Élégant jusqu'à son dernier souffle, il n'a pas omis de leur dire à quel point il les aimait.
Merci, André, de cette intuition initiale et de ton insistance amicale envers mon père pour le convaincre d'ouvrir la galerie.
Merci d'avoir gardé tout ce temps ta foi inébranlable en nous, de nous avoir permis de te représenter, mais surtout, de nous avoir permis de nous fabriquer des souvenirs impérissables en te côtoyant.
Amicalement,
Vincent Beauchamp



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